Festival Ecotopies (12-14 SEPT 2025)

8ème édition de notre festival annuel !

Pourquoi un festival sur les utopies ?

Parce que le défi est grand face aux enjeux majeurs sociétaux et environnementaux. Parce qu’on est convaincus qu’une troisième voie est possible entre dystopies menaçantes et utopie de la dictature du bien, mythe d’une société parfaite.

Il nous fallait donc un autre mot, pour ne pas opposer un monde à un autre. Et puis aussi parce qu’“utopie”, étymologiquement, est le lieu qui n’existe pas encore…

Vous avez dit “Ecotopies” ?

Ce mot fait d’abord référence au roman Ecotopia d’Ernest Callenbach paru en 1975 qui décrit une société écologique renouvelée dans trois états de la côte ouest américaine qui ont fait sécession 20 ans auparavant avec les Etats-Unis. Un roman pionnier qui résonne particulièrement aujourd’hui…

Étymologiquement, Ecotopie est le lieu (topos) de la maison ou de la famille (oïkos). Ce mot ancre donc profondément la question de l’utopie dans le réel, à la fois dans le territoire géographique, qui pour nous est une clé fondamentale, et dans les couches profondes de la Terre Mère Gaïa. C’est aussi l’idée que le « local » est une manifestation fractale de quelque chose qui se joue à un niveau plus global, voire qui nous dépasse.

Enfin, c’est bien d’EcotopieS au pluriel qu’il s’agit, pour inscrire la complexité et la diversité au cœur de notre vision commune.

Terra Incognita en image

Les collines verdoyantes de notre affiche représentent la terra incognita de notre société en devenir, qui conjugue de multiples dimensions:

  • ce qu’on sait, et tout ce qu’on ne sait pas encore
  • ce qui est déjà là, opérant, mais pas forcément sous les projecteurs (des médias notamment)
  • ce qui est à venir, à dessiner ensemble dans les contours flous de l’aquarelle…

Une manière aussi de mettre l’art et sa puissance d’inspiration au cœur de la démarche. Merci à Alexandra Pinto pour cette œuvre peinte lors d’une retraite de yoga à l’arbre aux étoiles et enrichie par Justin Moncel, graphiste.

Le format et les ingrédients

Thème oblige, le format sera un peu différent des précédentes éditions de notre festival annuel. Toujours avec une approche tête – cœur – corps, de la musique, de la joie… Mais plus horizontal, plus organique, plus interactif, plus ancré… Quelques ingrédients majeurs:

Et surtout, ce festival ce n’est pas juste deux petits jours:

Nous vous proposons d’embarquer bien avant le 12 septembre en vous imprégnant du sujet dès votre inscription par le biais de notre parcours « Embarquement en écotopies » qui regroupe quelques propositions de lectures et visionnages. Les échanges pendant le week-end n’en seront que plus riches…

Et ça se s’arrête pas le dimanche 14 septembre au soir ! Les projets collaboratifs qui émergeront lors du forum ouvert seront l’occasion d’insuffler des dynamiques sur vos territoires respectifs, appuyés par les « livrables » que nous aurons produits pendant le festival, et qui seront partagés en « creative commons ».

C’est donc toute une exploration que nous vous proposons, basée sur un processus, ce qui ne vous empêche toutefois pas de ne venir qu’à une partie du programme. Alors, prêt.e à embarquer ?

Le programme du festival

Après une immersion sonore au cœur de l’élément Eau le vendredi soir avec OrKatz, nous commencerons samedi matin notre voyage avec la question cruciale des conditions de l’émergence de nouveaux possibles, avec Valérie Zoydo. L’après-midi du samedi sera le temps du partage et de la co-création en expérimentant le format du forum ouvert animé par Isabelle Guerry Buisine, sur les différents thèmes de société qui émergeront sur la « place du marché ». Avant une grande soirée festive en musique à travers les océans et les époques: CAJÚ tisse les rythmes et les mélodies des musiques créoles, fusionnant les sonorités de la Réunion et du Brésil, avec des détours par La Havane et les Balkans. Un voyage musical ensoleillé, entre volcans et odyssées maritimes.

La journée du dimanche s’attachera à explorer la déclinaison concrète de nos utopies à l’échelle de nos territoires, par le prisme de la géographie, de l’urbanisme et de l’art, avec le regard éclairé de Vito, suivi de différents ateliers expérientiels et de multiples supports (écriture, storyboard, plans, jeu de plateau, peinture de sable…).

Alors soyons acteurs de la transformation et passons de l’utopie à l’écotopie en élargissant notre regard !

 

Attention, le planning est susceptible de connaître des ajustements jusqu’au dernier moment.

Les intervenant.es

Valérie Zoydo

Ouvrir les possibles et se souvenir du futur

Vito

Dessiner l’utopie

Isabelle Guerry Buisine

Faciliter les émergences, écrire les Futurs proches

OrKatz

Embarquer dans une odyssée sonore

Stéphane Gabbay

Mettre en musique nos utopies

CAJÚ, Cocktail kréyol (Brésil, Réunion)

Chanter, danser, tisser les cultures

Lorenza Garcia

S’inspirer avec les peintures de sable Hozho

Dominique Dubois

Donner la note de fond et réimplier

Anissa Azzourh

Danser l’utopie & boire du Permajuice

Samia Klouche

Diffuser l’utopie 2030 Glorieuses

Danyla Guy

Diffuser l’utopie 2030 Glorieuses

Jeanne Henin

Inventer les mots qu’il nous faut

Hélène Devaux

Témoigner des utopies réelles de l’habitat participatif

Emilie Prazsalowicz

Donner la voix aux enfants

Selune

Honorer la Terre

Sans oublier la photographe Naïade Plante qui cette année encore, comme à chaque festival, vous proposera des séances photo individuelles Earthkeepers le dimanche après midi et les sculptures utopiques de Maÿa Denize.

Nos partenaires

La mer salée

Maison d’édition « lumiluttante », semeuse d’utopies et d’espoir radical

Librairie L’Eau Vive

Librairie spécialisée

INREES et Inexploré

L’extraordinaire dans nos vies

Le détail de la programmation et des ateliers (ordre chronologique)


Pour ouvrir le festival le vendre soir, nous vous proposons un voyage sonore avec OrKatz. Son live hybride, « The Cetacean Odyssey », est un voyage sonore océanique ambient, une immersion profonde où les nappes électroniques atmosphériques se mêlent aux voix mystérieuses de l’Océan. À travers cette expérience sensorielle, OrKatz cherche à créer une résonance intime avec la matrice originelle, menant peu à peu vers un état de « sentiment océanique », cette sensation d’unité avec le tout. Plus d’informations sur la page dédiée à l’événement.

Au cours d’une conférence interactive, Valérie Zoydo nous propose d’ouvrir le festival autour de la question de l’émergence du champ des possibles. Elle s’appuiera sur son parcours personnel et professionnel en qualité d’auteure-réalisatrice-journaliste et ses travaux récents autour de l’assemblée des nouveaux imaginaires pour aborder notamment les questions suivantes:

  • Les mécanismes de « colonisation » des imaginaires et le rôle particulier des médias
  • Le processus de « décolonisation » avec des exemples emblématiques de nouveaux récits
  • L’enjeu de dépasser la notion d’ « utopie » et l’écueil de la dualité pour promouvoir un modèle plus proche de la vie
  • L’exploration des « protopies » et leurs différentes formes
  • La question clé du passage à l’échelle et les conditions requises

Un moment musical co-créatif autour d’une version de la chanson des imaginaires « Ecrivons notre histoire » co-créée avec les participants.

© Anne-Sophie Guebey

Pour honorer la Forêt de l’arbre aux étoiles, le Vivant, les Esprits qui l’habitent et Gaïa notre Terre Mère

Un temps sacré oú nous connecterons notre cœur à celui de la forêt et de notre Terre Mère
Un temps de d’Offrande, de guérison et de prière

Dans l’Amour, la Gratitude et l’Unité

Guidance d’un rituel d’Art sacré collectif, à travers la peinture, une Offrande
Un temps de partage, de créativité, de joie, de guérison, de liberté

L’arbre aux étoiles
Entre terre et Ciel
Entre les mondes,
Tous Uni.es

Cercle en groupe
Durée 1h30

Pour reprendre le pouvoir, remplaçons les mots qui mentent par les mots qui manquent

Lumilutter ; agir avec intention et conviction, mu∙e par un espoir radical / Privilâche ; qui refuse de renoncer à certains privilèges alors qu’il ou elle a la connaissance des effets produits par son choix / Fémidoute ; habitude de mettre en cause la parole des femmes et la réalité de leurs expériences vécues … Encoufarder, Cynicratie, Anhériter, Parental blackout, Culpitransfert

Jeanne Henin pose sa table et son Bureau des mots dans la rue, les festivals, les rencontres. Commence alors un échange avec des passants, des passantes sur les émotions qui nous saisissent, sur les situations que nous vivons, sur le monde qu’on imagine, et pour lesquels il n’existe pas de mot. Ensemble, ils et elles ont inventé ces mots qu’il nous faut pour donner réalité et légitimité à ces transformations. De nouvelles prises pour nous aider à traverser cette période de multicrises et reprendre la main.

Les Mots qu’il nous faut barre la route aux mots qui mentent (écoterrorisme, wokisme, islamogauchistes…) pour les remplacer par les nôtres : des mots qui mettent en lumière ce que nous expérimentons, pensons, ressentons, et ce que nous voulons voir advenir.

Une quête et une collecte de mots révoltés, réjouissants, poétiques et politiques.

Envie de partager un livre « utopique » qui vous a touché.e ? Une initiative dont vous avez été témoin ? Un collectif qui mérite d’être connu ? Vous avez exactement 2 minutes pour pitcher ! Et si vous n’osez pas, le mur des ressources est là pour collecter tous les bons tuyaux.

Le sujet des utopies est si vaste, il englobe tant de sous-sujets, que nous aurions pu y consacrer une semaine entière… Alors pour être au plus près des préocuppations de chacun, nous avons choisi de prendre le temps d’un forum ouvert le samedi après midi. Ce format permet à chacun de poser ou d’aller vers les sujets qui le touchent et il permet aussi d’expérimenter la puissance de l’intelligence collective, l’une des clés de ce nouveau monde en gestation.C’est quoi un forum ouvert exactement ? C’est un événement qui rassemble un groupe de personnes (pouvant aller de 5 à 2000) pour travailler ensemble (de quelques heures à plusieurs jours) sur une problématique commune énoncée sous forme de question. Le déroulé est très simple et est organisé en 2 phases :

  • Une phase d’émergence où les participants créent l’ordre du jour (place du marché) et engagent des discussions en sous-groupes sur les thèmes choisis (round 1 et round 2) pour faire émerger et explorer les idées en lien avec l’objectif de la réunion.
  • Une phase de convergence pour passer à l’action, où les participants identifient les actions prioritaires à mener (place des action partie 1) et les développent en sous-groupes (place des action partie 2). Cette phase se termine par le partage tous ensemble des plans d’actions.

A l’issue du Forum ouvert du samedi, des sujets émergeront probablement donnant lieu à des amorces de projets collectifs. Nous vous proposons de dédier le dimanche un temps de réflexion collective à ces projets (un sous-groupe par projet collectif selon là où votre intérêt vous porte) afin de leur donner de la motricité.

Que serait un festival sur les nouveaux imaginaires sans la présence des enfants ?Ils sont non seulement les acteurs du monde de demain, mais ils sont surtout encore fortement connectés à leurs imaginaires… Alors pour qu’ils soient parties prenantes de ce festival, Emilie proposera un atelier de construction du village secret des lutins pour faire émerger l’imaginaire des plus petits et nourrir celui des adultes.

Traversant les océans et les époques, CAJÚ tisse les rythmes et les mélodies des musiques créoles, fusionnant les sonorités de la Réunion et du Brésil, avec des détours par La Havane et les Balkans. Leur répertoire, mêlant compositions originales et arrangements de répertoires traditionnels, vous embarque dans un voyage musical ensoleillé, entre volcans et odyssées maritimes. CAJÚ propose un groove contagieux, invitant le public à se laisser emporter dans le chant et la danse jusqu’au bout de la nuit ! Sur scène, leurs mélodies sont une célébration vivante et dynamique des cultures créoles, faisant toute leur place aux polyrythmies et aux chœurs envoutants.

Dominique Dubois, fondatrice de l’orthosonie et qui nous accompagne depuis plus de 5 ans, nous partagera le champ vibratoire « ECOTOPIES », sa géometrie sacrée et l’enseignement du principe inscrit dans les lettres constitutives du Mot.

Peut-on imaginer la décroissance des métropoles? Et l’émergence d’une géographie à échelle humaine et plus respectueuse de la nature? Vito qui est aussi architecte, vous propose une discussion interactive sur fond de projection de dessins, photos, plans… Hélène Devaux partagera son expérience d’accompagnement de projets d’habitats participatifs. Entre humanité, solidarité et écologie dans l’habiter, l’utopie de ces lieux de vie collaboratif est peut-être déjà réalisée ?

Pour les plus « visuels » d’entre nous, Vito vous propose de réaliser un « storyboard » (une planche BD esquissée) sur des thématiques en lien avec l’ « écotopie ». A vos crayons !

Réinvestissez votre pouvoir d’imagination pour ouvrir ensemble des futurs désirables, pluriels, alternatifs et soutenables. Futurs proches est un collectif qui conçoit et anime des ateliers d’imagination et de co-écriture de récits. Ces récits interrogent notre futur autour de thématiques de transition ou d’adaptation écologique ainsi que de transition sociale et démocratique. Modestement, nous souhaitons contribuer à l’appel à créer des nouveaux récits tant pour se projeter dans le monde qui vient que pour en faire jaillir de nouveaux.

Le temps d’un atelier, Samia et Danyla vous proposent de voyager en 2030 Glorieuses grâce à une conversation utopique pour dessiner ensemble les contours d’une société plus durable et solidaire d’ici 10 ans. En petits groupes de 5 à 8 personnes, vous imaginerez à quoi vos vies ressembleront, depuis l’échelle individuelle jusqu’au niveau sociétal ! Professionnels des sujets éco-citoyens ou amateurs curieux, tout le monde peut participer à ce voyage. Grâce aux cartes oracles, les participants auront un aperçu des perspectives enthousiasmantes qui nous attendent en 2030 glorieuses sur des enjeux variés : les nouvelles formes de travail, la consommation durable, l’économie au service du Vivant, la mobilité active ou encore la technologie réparable et low-tech.

Comme à chaque festival, la photographe Naäde Plante propose une séance photo individuelle dans la série Earthkeepers (actuellement exposée sur les planches de Trouville jusqu’à fin octobre. Sur inscription, places limitées à 6-8 personnes maximum.

Hózhó – L’art qui guérit la terre
Inspiré des peintures de sable éphémères des Dinés Navajos, cet atelier proposera la création collective d’un mandala de sable centré sur les principes de beauté (Hózhó) et d’harmonie. Chaque participant contribuera à l’œuvre en déposant du sable coloré selon des représentations symboliques navajos : formes géométriques, motifs liés aux points cardinaux, ainsi qu’aux couleurs des montagnes sacrées (blanc, noir, rouge, jaune, turquoise) qui entourent le territoire Diné.

Déroulé de la création

La peinture sera élaborée en partant du centre (lieu de l’émergence, symbolisant la terre) vers l’extérieur (le ciel), respectant une symétrie rigoureuse pour incarner l’équilibre entre le microcosme et le macrocosme. Les participants imprégneront le sable de leurs intentions – pour soi, le collectif et la Terre – en s’inspirant des codes visuels navajos.

Offrande à la Terre

Une fois achevée, l’œuvre éphémère sera remise rituellement : le sable sera récupéré et restitué à la nature, transformant la création en offrande pour que les vœux individuels et collectifs soient portés par les éléments. Cette démarche s’inscrira dans la tradition Hózhó, où l’art deviendra un pont entre les humains, le vivant restaurant par la beauté un lien harmonieux avec l’univers.

Après un court échauffement libérant la créativité, des rôles sont distribués (Maitre du jeu / conteur, comédiens, musiciens, choristes…), et se positionnent au centre d’un cercle, avec des participants autour. Une personne propose une année dans le futur, une autre un lieu, une troisième un thème. Et c’est parti, on improvise une histoire en 5 chansons.

Pédalez, mixez, et savourez un smoothie de fruits frais !Un velo blender atisanal et robuste made in Normandie qui permet de sensibiliser aux enjeux environementaux tout en s’amusant et en faisant de l’activité physique.

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