Silencium, un conte initiatique écrit par l’arbre aux étoiles
Comme une mer qui se retire, nous nous étions progressivement tus… A l’image du demi-jour d’un crépuscule, les mots étaient repartis dans leur monde jusqu’à disparaitre… A peine prononcée, notre oralité s’effaçait. Certains s’obstinaient encore à parler, quitte à s’énerver, pour finalement renoncer.
Notre communication habituelle s’était repliée en nous, se densifiant d’un nouveau feu. Une flamme apparue comme une nouvelle âme, agitant notre ombre qui se découvrait alors aux yeux de tous.
La perte de la parole nous a d’abord sidérés, puis abattus. Nous n’avions pas encore compris la grande mutation qui s’annonçait…

