Festival EC(h)O FEMINISMES

du 11 au 13 septembre 2020 / Animateur : collectif d’intervenants

 

Faire résonner les valeurs du Féminin…
… pour une nouvelle alliance avec le Masculin au service de la Terre

 

Le mot des organisateurs

Après Peuple animal en 2018 et Le son de l’arbre en 2019, nous vous proposons pour le festival 2020 de faire résonner l’« EC(h)O »-féminisme : pendant deux journées, femmes et hommes au diapason au service de la Terre. Entendez-vous l’appel ? Ferez-vous résonner l’écho ?

C’est quoi l’éco-féminisme au juste ?

L’éco-féminisme est un courant de pensée qui établit un lien entre l’oppression des femmes et la destruction de la Nature, par un même système patriarcal et matérialiste. Un peu partout, les valeurs dites « féminines » émergent pour reprendre la place qui est la leur, dans un souci d’égalité certes, mais avant tout au nom de l’intérêt général, au service d’un monde en transition. Partout, le féminin s’éveille autour de notions de créativité, de coopération, d’écoute et de partage, dans un esprit de « sororité écologique » pour reprendre les termes de Pascale d’Erm, marraine du festival:

  • En Droit, avec notamment celles et ceux qui militent pour la reconnaissance des écocides
  • Dans l’éducation, où l’enseignant.e laisse la place aux passeur.ses de nature
  • Dans l’économie, plus sociale et solidaire
  • En politique, où là aussi les valeurs féminines infusent certains projets
  • Dans le domaine de la santé et de l’alimentation, plus respectueuse du vivant
  • Dans les arts…

… bien au-delà du cadre purement biologique de la « femme », du combat politique et du féminisme.

Un peu d’histoire:

Le terme naît en 1974 en France où Françoise d’Eaubonne, intellectuelle et pionnière du mouvement féministe des années 1970, mais aussi de la décroissance, est la première à introduire ce néologisme. Mais l’éco-féminisme a initialement plutôt fait parler de lui dans le monde anglo-saxon ou en Allemagne dans les années 80, avec des mobilisations spectaculaires notamment anti-nucléaires. Le terme refait surface aujourd’hui dans un contexte d’urgence climatique, avec des courants qui se sont démultipliés : plus culturel dans les pays développés, articulé aux mouvements altermondialistes dans les pays du Sud, ou encore spirituel. L’éco-féminisme est incarné notamment par l’Indienne Vandana Shiva (prix Nobel alternatif en 1993) mais on pourrait aussi citer Georges Sand, Rosa Luxembourg, Rachel Carlson, Wangari Maathai ou plus proches de nous, Joanna Macy, Starhawk…

L’arbre aux étoiles et l’éco-féminisme…

Bien sûr, en tant que lieu engagé dans la transition sociétale et environnementale, nous sommes particulièrement sensibles aux différents champs d’application de l’éco-féminisme. Mais ce sujet nous touche plus particulièrement à deux niveaux :

  • Par sa transversalité, en ce sens qu’il touche à tous les pans de la société, et résonne avec notre intention, sur ce lieu, de ne pas se restreindre à une pratique ou une approche mais d’explorer les passerelles, les logiques d’hybridation, les bordures…
  • Par sa quête d’harmonie et de retour à l’équilibre entre les polarités masculines et féminines, dans une logique de complémentarité.

L’éco-féminisme qui résonne en nous est celui qui s’inscrit dans la vision de la totalité, au-delà du binaire et de la dualité. Après l’ère des revendications, de la réhabilitation et de la reconnaissance, puis de la réconciliation, est venue l’ère de la collaboration apaisée et fructueuse. Nous avons besoin du féminin et du masculin réunis pour ré-enchanter le monde et faire naître le nouveau. Ce féminin est présent en chacun de nous, homme ou femme. Alors, hommes et femmes ensemble, allons à sa découverte, exprimons-le et libérons-le, au service du vivant. Rêvons ensemble d’une autre façon d’être au monde et d’habiter la Terre, pour alimenter une vision qui deviendra réalité. Et comme dirait Pascale d’Erm, « recousons le tissu déchiré du monde ».

Ce qu’ils en disent

Les semblables ont un accord facile, les contraires ont un accord fécond. Proverbe chinois

Deep ecology and ecofeminism are closely connected. Without ecofeminism, there is no deep ecology. And without deep ecology, there is no ecofeminism. (…) Across the world, many many women are becoming champions of ecofeminism and deep ecology, they are leading the ecological revolution, based on love.
Satish Kumar, activiste indien cofondateur du Schumacher College (UK) et auteur de Pour une écologie spirituelle

Le féminin ne se limite donc pas au féminisme, il est aussi plus vaste que la femme, même si elle en reste bien sûr le véhicule privilégié. Il est là, nous accueille, nous porte et nous soutient.(…) Nous sommes « tous » Elle.

Charles-Maxence Layet, directeur fondateur de Orbs, l’autre Planète, dans le numéro spécial Féminin

 

C’est peut être ça, le féminin. Cet espace où le lien se tisse. les conditions que l’on se donne pour créer (…) un cadre relationnel baigné d’amour, quelques soient les conditions.

Pascal Greboval, rédacteur en chef de la revue Kaizen, dans le Hors-série 11 « Le féminin au cœur du changement »

 

Programmation

Ce festival rassemble avant tout des femmes, engagées pour une transition sociétale et environnementale, mais aussi des hommes, qui n’ont pas peur d’assumer leur part de féminité et qui ont toute leur place dans les changements à venir.

Nous verrons lors de tables rondes interactives quelles sont les valeurs éco-féministes et comment elles nourrissent aujourd’hui les différents pans de la société, aux niveaux local, national et global : l’éducation, la santé, l’économie, l’activisme, la politique, les arts, ou bien encore la spiritualité, souvent transverse.

Pascale d’Erm, marraine du Festival

Des ateliers expérientiels viendront compléter la programmation, parmi lesquels:

  • Bains de forêt
  • Appels aux directions
  • Ateliers de travail qui relie
  • Cercles et rituels de femmes
  • Ateliers de Pédagogie par la Nature pour enfants (et parents qui le souhaitent)
  • Ateliers photo
  • Séance d’esquisse des Gardien.ne.s de la Terre

Quelques intervenant.e.s confirmés:

  • Pascale d’Erm, auteure de Sœurs en écologie et de Natura, réalisatrice de Natura, qui vise à aider à renouer avec les éléments naturels via la science ET le sensible, marraine du festival
  • Charles-Maxence Layet, journaliste scientifique, environnement, santé, spécialiste des nouvelles technologies de l’énergie et de l’information. Fondateur de la revue Orbs
  • Christine Kristof Lardet, fondatrice de AnimaTerra et du réseau des écosites sacrés, et praticienne du Travail qui Relie, auteure de Sur la Terre comme au Ciel : lieux spirituels engagés en écologie
  • Marine Calmet, avocate de formation, juriste en droit de l’environnement et des peuples autochtones chez Nature Rights
  • Pauline Magnat, membre de Extinction Rebellion France et animatrice de stages autour de la femme sauvage
  • Stéphane Riot, Fondateur de NoveTerra, expert en développement durable et accompagnement du facteur humain dans les organisations, membres de groupes de recherche et de prospective sur les nouvelles formes d’économies et d’organisations (biomimétisme, neuroscience, psychopédagogie, management…)
  • Anne Sauvage, fondatrice de l’école des Sourcières, Ecole d’empowerment au féminin par la Communication avec la Nature
  • Claire Proniewski, guérisseuse, animatrice de cercles de femmes
  • Emilie Prazsalowicz, directrice de l’école Champ libre, qui pratique la Pédagogie par la Nature inspirée des Forest Schools
  • Céline Van Daële, naturopathe et diététicienne, cheffe à l’arbre aux étoiles
  • Philip Boisvieux, facilitateur en intelligence collective

Et du côté des artistes:

  • Adèle B., musicienne (didgeridoo, guimbarde, flûte, chant…) sera accompagnée de Anne Steinlein,  peintre-voyageuse ( que nous remercions pour les astres représentés sur le flyer), pour un voyage entre peinture et musique le vendredi soir
  • Estelle Meyer, comédienne et chanteuse, nous partagera son univers enchanté pour un concert intimiste samedi soir, entre communion et célébration de la joie d’être

Adèle B.

Le son des origines

Anne Steinlein

Peintre-voyageuse

Estelle Meyer

Actrice et chanteuse

et bien d’autres intervenants pressentis avec qui les échanges sont en cours.

Tarifs

En cours de définition

Informations pratiques

Localisation et accès: l’arbre aux étoiles – 168 impasse d’Aumale – Le Feugré – 27210 Fatouville-Grestain (Eure, Normandie à 2h de Paris en voiture) voir les modalités d’accès. Si vous avec un GPS sur téléphone (et non embraqué), attention à bien vous munir du plan d’accès car le réseau ne passe pas toujours dans la commune.
La plupart du temps, un covoiturage s’organise spontanément entre les participants.

Services
Pour les personnes qui dorment sur place, les draps sont fournis. Merci de bien vouloir apporter votre serviette de toilette et vos produits de douche (respectueux de l’environnement dans la mesure du possible car ce sont les roseaux qui retraitent les eaux usées, merci de votre compréhension !).

Repas
Cuisine végétarienne locale et bio préparée par Céline Van Daële, naturopathe et diététicienne gourmande, passionnée de cuisine, et qui travaille régulièrement à l’arbre aux étoiles.

Conditions générales
Plus de détails sur les conditions générales.

Dans la mesure où la programmation est encore en cours, les modalités financières de l’accès au festival ne sont pas encore définitivement établies. Dans l’intervalle, nous vous proposons de nous adresser un mail via le formulaire ci-dessous et nous reviendrons vers vous dès que les modalités seront établies.

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Adèle B.

Né de sa passion pour les instruments harmoniques, tels que le didgeridoo et la guimbarde, le parcours musical d’Adèle Blanchin reste jalonné de rencontres et de collaborations artistiques aussi percutantes qu’audacieuses.

Membre du retentissant groupe SECRET VIBES (électro-trance acoustique) pendant plus de dix ans , partenaire de ZALEM pour un duo de didgeridoo créé en 2013 et dans une très belle collaboration avec Jeremy Nattagh depuis quelques années, son expérience l’aura invitée à se représenter dans de nombreux concerts sur toute une belle partie de la planète.

En parallèle, sa singularité l’aura amenée à composer pour des spectacles de danse et des musiques de films tels qu’HERITAGE FIGHT d’Eugénie Dumont (2012). D’une curiosité et d’un appétit évident, Adèle est reconnue pour sa musique à la dimension inattendue, surprenante, qui transporte son public vers des contrées mystérieuses… Le voyage de son projet solo, à travers des sonorités tantôt hypnotiques, tantôt percussives, enrichi de tambours, de flûtes ancestrales et de chants intuitifs – parfois densifié d’un looper et d’ effets electro – vient à nous toucher au cœur, celui-là même que l’artiste parvient à connecter aux éléments, aux peuples de l’air, de l’eau, de la Terre.

C’est un voyage hors du temps que nous promet la musique d’Adèle B., hors de tout ordre rationnel mais si près de nos origines, si près de nous-mêmes.
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Anne Steinlein

Amoureuse des grands espaces, PEINTRE VOYAGEUSE, Créatrice fertile et nomade, Anne Steinlein peint pieds nus des femmes sauvages, des glaneuses, des fruits… et des carnets de voyage autour du monde dans des natures encore vivantes et préservées. Sensible et passionnée, elle partage avec nous sa perception de l’incroyable diversité qui attend tout voyageur éveillé. Elle participe régulièrement à des événements pour lesquels elle croque sur le vif les intervenants (la méditation pour la terre, les dialogues avec l’animal…).

Estelle Meyer

Estelle Meyer est actrice et chanteuse.

Elle est passée par le ventre de sa mère, chanteuse lyrique où les premières vibrations du son, la puissance et la tendresse de la voix humaine lui ont donné envie de voir la beauté du jour. Puis par la classe libre et par le conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris.

Elle a joué, entre autres, la princesse Europe qui traverse la mer sur le dos de Zeus au festival IN d’Avignon, l’amazone Rosaura dans la vie est un rêve de Calderon, la reine des fées pour Guillaume Vincent au théâtre de l’odéon, le dernier empereur assyrien pour Joséphine Serre au théâtre national de la Colline, Dracula pour l’orchestre national de jazz et Amy Winehouse pour France Inter. Au cinéma, dans Rêves de jeunesse d’Alain Raoust, Jessica une figure de la liberté, ouverture de l’ACID à Cannes 2019 et récemment dans la série 10%, saison 4, Alex, femme au caractère bien trempé. Elle développe dans ses chansons un univers baroque de passion, d’incandescence et de générosité.

Elle a sorti à l’automne son premier livre-disque « Sous ma robe mon coeur » publié aux éditions Riveneuve Archimbaud. Elle a reçu le prix de la création lors de la finale « À nos chansons » pour son titre « Pour toutes mes sœurs ».

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